



Le Plan National d’Actions en faveur des pelouses sableuses continentales (2024-2033), porté par la Dreal AuRA et animé par le Conservatoire botanique national alpin, entre, en 2026, dans sa troisième année. Il a pour vocation d’améliorer les connaissances et l’état de conservation d’une vingtaine d’espèces végétales emblématiques. Les habitats qui les accueillent et les espèces animales liées bénéficieront, par effet rebond, de ces actions.
Le périmètre du PNA recouvre une partie du Sud-Est de la France et est à cheval sur les régions AuRA, PACA et Occitanie.
Les pelouses sableuses, du fait de leurs spécificités édaphiques (= de sol), accueillent des espèces végétales et animales très particulières et souvent très rares. Celles-ci supportent et s’accommodent des conditions particulièrement sèches, chaudes, et des faibles réserves en eau disponible que confère le sable à ces habitats.
Elles ont pour cela des stratégies bien adaptées. On trouve notamment sur les pelouses sableuses une majorité d’espèces végétales annuelles, qui font l’essentiel de leur cycle de vie en dehors de la saison la plus sèche. Les graines qu’elles produisent constituent un bon moyen de passer la saison la plus dure, l’été, à l’abri.
Les espèces animales, quant à elles, sont aussi très originales. Les espèces fouisseuses, notamment parmi les Hyménoptères (abeilles et fourmis), sont bien représentées sur les habitats de pelouses sableuses, car elles trouvent dans le sable le substrat idéal pour creuser des nids au sol et s’y reproduire.
De nombreuses abeilles fouisseuses (Lasioglossum), par exemple, ont adopté ces milieux et en sont complètement dépendantes (vous pouvez observer un Lasioglosse sur la vidéo). D’autres abeilles pollinisent seulement certaines espèces, comme par exemple la Mélitte du Sainfoin, qui pollinise le Sainfoin des sables.
Les habitats de pelouses sableuses se raréfient sous l’effet des aménagements et dégradations diverses (lotissements, carrières, aires de loisirs aménagées ou sauvages comme les moto-cross, décharges sauvages, développement d’espèces invasives…). Ce faisant, de nombreuses espèces
rares associées sont affectées. Les menaces sont toujours présentes et le danger de voir disparaître définitivement certaines populations est grand.
Il est urgent de se mobiliser pour sauvegarder ces espèces et leurs habitats. Parmi les actions possibles, chacun trouvera son bonheur. Si le PNA préconise, entre autres, des actions pointues d’amélioration des connaissances, il met aussi l’accent sur des actions de conservation et de communication qui peuvent être mises en œuvre par différents acteurs et pour différents publics.






Cette page évoluera bientôt pour fournir des pistes à chacun, en fonction des besoins.
En attendant, nous vous invitons à découvrir quelques actions de communication en cours sur le territoire du PNA.
- CBNA, le jardin alpin de Gap-Charance comme outil de découverte des pelouses sableuses et des espèces
inféodées :
Si vous passez à Gap et êtes à la recherche d’une activité instructive et agréable, au grand air du site de Charance, venez visiter le jardin alpin de Gap-Charance et découvrir la pelouse sableuse recréée sur le site. Elle accueille quelques-unes des espèces phares du PNA.
- Communutés de communes Arche Agglo, panneau informatif : A Charmes sur l’Herbasse, dans la Drôme, venez découvrir un site exceptionnel et une espèce endémique : l’Orcanette des sables

- Communauté de communes des Balcons du Dauphiné, panneau informatif : La communauté de communes des Balcons du Dauphiné, sur l’Ile Crémieu, s’engage pour préserver les pelouses sableuses

- RNN Gorges de l’Ardèche : reportage France Bleu : Une belle communication à écouter sur le site de France Bleue :
























